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    Plongez dans les coulisses d’un procès ancré dans l’actualité, à la frontière entre technologie et droits fondamentaux, interrogeant nos engagements moraux et techniques.

    Ces évènements ludiques et pédagogiques s’appuient sur une affaire fictive susceptible d’être portée devant le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative française. Se concentrant sur des questions posées par le nucléaire civil, ses emplois et ses impacts sur la société et l’environnement, les scénarios proposés sont innovants et éveillent l’esprit critique, comme par exemple, interroger la prolongation de la durée de vie d’une centrale nucléaire, ou réfléchir aux modèles énergétiques dans un contexte de crise, à l’accessibilité de l’énergie et à ces coûts, aux transitions et aux alternatives…

    Ce format innovant contribue à développer une culture scientifique et démocratique accessible à tous. Il offre une réflexion collective sur les décisions qui façonnent notre avenir énergétique.

    Les objectifs du projet

    Le projet « Procès simulé : l’atome en débat » propose une immersion originale au cœur des débats contemporains autour du nucléaire, en croisant les regards du droit, des sciences et de la société. À travers la mise en scène d’un procès fictif, ce dispositif invite les citoyens à questionner les usages, les risques et les promesses de l’atome dans un monde en transition énergétique.

    En conciliant approche pédagogique et réflexion collective, il vise à développer une compréhension éclairée des enjeux scientifiques, juridiques et éthiques du nucléaire, tout en cultivant l’esprit critique et la culture du débat démocratique.

    Dans un contexte mondial marqué par les crises énergétiques, les tensions géopolitiques et les défis environnementaux, la question du recours à l’énergie nucléaire demeure au cœur des débats de société, suscitant autant d’espoirs que d’interrogations. Entre innovation technologique, transition énergétique, enjeux de sécurité et préoccupations éthiques, la science du nucléaire cristallise des positions contrastées qui appellent une compréhension éclairée et nuancée.

    Aborder l’atome, c’est bien plus que parler de nucléaire : c’est explorer la relation entre la science, la société et notre avenir commun. A travers cette approche se situant au carrefour de plusieurs disciplines, il invite à comprendre le monde de l’énergie dans toute sa complexité, à développer l’esprit critique et à ouvrir le dialogue entre savoirs scientifiques, responsabilités citoyennes et choix collectifs. Ces axes structurent une démarche à la fois pédagogique et participative, où la curiosité, la réflexion et la discussion deviennent des leviers pour penser autrement les défis énergétiques du XXIᵉ siècle.

    Le format de procès simulé

    Ce dispositif innovant vise à former à la citoyenneté démocratique, à la culture du débat et à la compréhension du fonctionnement de la justice, tout en sensibilisant aux grands défis contemporains liés à l’énergie et au développement durable. Le format de procès simulé mêle dans une même manifestation une reconstitution scénarisée et incarnée d’un procès fictif, des paroles d’experts développant et vulgarisant la science comme les enjeux de droit et de société, et des interactions avec le public, via une application numérique et par prise de parole directe.

    En utilisant cette méthodologie, les participants sont ainsi amenés à expérimenter le raisonnement juridique, la recherche d’arguments contradictoires et la coopération dans un cadre structuré, favorisant la compréhension, l’échange et l’esprit critique.

    Le choix d’un scénario centré sur l’atome permet d’explorer les enjeux environnementaux, sanitaires, économiques et éthiques d’une question d’actualité, en croisant les approches disciplinaires (droit, sciences, économie, géopolitique, etc.).

    Il s’agit d’évaluer, en comprenant le rôle du juge, la proportionnalité des mesures, l’équilibre entre innovation et protection des droits et les possibles mécanismes d’atténuation des risques. Cette approche nuancée permet d’appréhender l’impact des solutions simplistes sur un encadrement réaliste et efficace du nucléaire. Ce moment offre au public une image précise, car condensée, des enjeux de réflexion et de définition devant le Conseil d’Etat.

    Face à ces enjeux complexes, il apparaît essentiel de doter le grand public de clés de lecture citoyennes et critiques, leur permettant de saisir les dimensions juridiques, scientifiques, économiques et environnementales de ces choix collectifs. C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet de procès simulé sur l’atome, porté par l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix.

    Un dialogue citoyen sur l’atome et le mix énergétique

    Organisés dans des lieux culturels, universitaires ou lors d’événements citoyens, ces procès simulés offrent au grand public une expérience participative pour explorer les multiples facettes de l’atome : énergie, santé, industrie, recherche, environnement. En mêlant experts, chercheurs et citoyens, chaque séance devient un espace de dialogue et de réflexion collective sur la place du nucléaire dans notre société et sur le rôle du droit dans la régulation des choix énergétiques.

    Ce procès sera accompagné et mis en scène par des experts, chercheurs et spécialistes, à travers le suivi d’un scénario où chaque expert jouera un rôle, présentant des arguments et des preuves, interrogeant des témoins et mettant en lumière des contradictions. Les experts présenteront des cartes blanches, celles-ci enrichiront les débats grâce à une analyse scientifique basée sur la recherche et les données. Un élément central de ce procès simulé sera l’obligation d’apporter des nuances dans le processus du jugement. Face à des enjeux aussi complexes, où la technologie évolue plus vite que le droit, la tentation d’une approche binaire – soit d’une acceptation totale, soit d’une interdiction stricte – sera interrogée.

    Tout au long du procès, le public deviendra lui-même acteur et juge grâce à des temps d’interaction entre experts et public, et où l’usage d’outils numériques permettra directement au public de donner son avis et son ressenti au fil du procès. Chaque carte blanche d’experts sera suivie d’une interrogation et d’interactions avec le public avant de reprendre le script édité.

    Cette approche interactive favorise le dialogue entre citoyens et experts, la vulgarisation scientifique et la compréhension des mécanismes démocratiques et judiciaires. L’objectif est de créer un espace d’apprentissage et de débat où chacun peut construire son opinion et approfondir sa réflexion sur la place de l’atome dans notre société et son rôle dans les choix énergétiques et environnementaux.

    Le projet se scinde en deux composantes : des évènements Grand public, dont il est question ici, et dont la cible professionnelle et familiale est privilégiée. Mais également, une composante pédagogique mise en œuvre dans les établissements scolaires normands tout au long de la durée du projet et favorisant ces débats avec une cible lycéenne. Ces derniers bénéficient d’un accompagnement pédagogique sur l’ensemble de l’année scolaire afin de comprendre, maitriser et utiliser les notions, leur permettant de devenir des acteurs du procès simulé.

    Le projet a pour objectif de proposer plusieurs sessions Grand public au cours des années 2026, 2027 et 2028. Le script du scénario, de même que les experts et spécialistes, seront renouvelés et adaptés en fonction des évènements dans lequel ils s’inscrivent.

    Un projet qui se décline pour les publics scolaires

    A travers une immersion pédagogique prenant la forme de procès simulé, ce projet propose une approche holistique de l’atome. En effet, les participants découvrent les multiples usages du nucléaire — énergie, santé, recherche, industrie — et sont invités à construire leur propre pensée en croisant les points de vue de scientifiques, de juristes, d’ingénieurs et de citoyens.

    Cette construction de pensée se façonne en deux temps : d’abord par des séances pédagogiques en classe d’une demi-journée présentant les objectifs et les notions centrales du vaste sujet de l’atome. Pour l’année scolaire 2026-2027, le thème des procès simulés se focalise sur le lien entre science, citoyenneté et démocratie. Il vise à vulgariser le monde de l’atome et à montrer comment la connaissance scientifique nourrit la réflexion publique. Ensuite, les élèves sont invités à prendre part, en tant qu’acteurs, au procès, via une participation numérique et orale permettant un échange non seulement entre élèves, mais aussi entre professeurs, intervenants et experts, qui seront mobilisés lors de ce second temps.

    Cette approche éducative non formelle sera accompagnée, en amont, d’un kit pédagogique à destination des enseignants ayant inscrit leur classe à la rentrée scolaire. Un temps d’échange entre les professeurs et l’Institut sera favorisé en préparation des interventions.

    Plus qu’un simple apprentissage, ce programme invite les élèves à penser par eux-mêmes, à confronter leurs idées et à s’engager en tant que citoyens éclairés face aux grands défis scientifiques et énergétiques contemporains.