Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève,
Article premier - A.
« Aux fins de la présente Convention, le terme "réfugié" s'appliquera à toute personne : (…) qui craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle, ne peut ou, en raison de la dite crainte, ne veut y retourner. »
60 ans plus tard, c’est toujours ce texte qui fixe le cadre juridique de la demande d’asile dans les 146 états parties à la Convention de Genève ou son protocole, le dernier étant l’Afghanistan en août 2005.
Depuis, l’image du réfugié politique a évolué : jusqu’au milieu de années 1970, les réfugiés politiques étaient perçus comme des « vrais demandeurs d’asile». Dans notre mémoire collective, le réfugié politique, c’est le dissident des pays de l’est qui est personnellement persécuté et souvent largement médiatisé : Soljenitsyne par exemple. A l’heure actuelle, l’image du « faux demandeur d’asile » est largement répandue, sous entendu que de nombreuses demandes de protection sont motivées par des raisons économiques. C’est oublier bien vite les nombreux demandeurs qui fuient une situation intenable dans leur pays d’origine : conflit généralisé, régime totalitaire, exclusion et mauvais traitements de groupes entiers d’une partie de la population.
En France en 2010, 52 762 demandes de protection ont été déposées à l’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA). 10 340 personnes ont obtenu une protection. C’est la troisième année de hausse consécutive. (Rapport d’activité OFPRA 2010).
Grace à la Convention de Genève de 1951, de nombreuses personnes qui risquent leur vie ou leur liberté dans leur pays d’origine, pour leurs opinions politiques ou religieuses, pour leur appartenance à un groupe social ou ethnique, ont pu recommencer une nouvelle vie dans le pays qui leur a accordé le statut de réfugié.
Leur seul but est de retrouver une vie normale, en toute sécurité. Ils cherchent la paix et ne demandent qu’à s’intégrer le plus rapidement possible dans le pays qui les accueille. Sans oublier leur terre natale, ils mettent avec générosité leur expérience, leur savoir-faire et leur talent au service de notre communauté.

Afin de sensibiliser le plus grand nombre, l'Institut organise trois évènements majeurs la semaine du 21 novembre 2011:
- Mardi 22 novembre: intervention à l'école Boisard d'Hérouville Saint Clair auprès des 9/10 ans avec le spectacle "Azad, l'oiseau migrateur"
- Vendredi 25 novembre: projection gratuite du film d'Ali Badri "Miroirs d'Exil" au Cinéma Lux. Soirée poursuivie avec un débat entre le réalisateur et le public, ainsi que d'une dégustation de pâtisseries orientales.
- Samedi 26 novembre: lecture des oeuvres musicales de M. Sahar par l'auteur lui-même, accompagné de Karim Habali (oud) et de Joanne Genini.
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